DE L’ART ROMAN À LA PERFECTION GOTHIQUE : L’ARCHITECTURE À L’ÉPOQUE ROMANE (2)

La première partie du chapitre consacré à l’architecture à l’époque romane nous a permis d’en parcourir la chronologie et les principaux aspects qui ont permis à ce style de s’épanouir.

Nous avons pu voir, en particulier, les données techniques et les principes décoratifs que l’on retrouve d’un édifice roman à un autre, d’une région à l’autre.

La seconde partie sera consacrée à un tour d’horizon sur les particularités régionales de l’architecture romane, particulièrement diverses sur le territoire français. Nous verrons que, d’une région à l’autre les différences sont notoires et présentent des aspects tout à fait intéressants, notamment du point de vue technique, et que la décoration accompagne ces particularités en s’y adaptant avec beaucoup d’habileté.

Nous ferons également un tour d’horizon au-delà de nos frontières, où ce style est également présent, avec ses propres identités.

Un volet de cette séance sera consacré à l’architecture monastique et, plus particulièrement, cistercienne, car cet ordre a essaimé beaucoup de monastères que leur isolement a permis, pour beaucoup, de conserver la plupart de leurs bâtiments. Certains édifices que j’aurai présentés dans les différentes régions de France sont également des églises abbatiales, principalement bénédictines, mais elles se distinguent de leurs sœurs cisterciennes par la richesse de leur décor et, pour la plupart, par l’absence de leurs dépendances monastiques, disparues au cours des siècles.

Ce tour d’horizon ne serait pas complet si l’on ne parlait pas de l’architecture civile, dont on peut encore voir des vestiges dans nos centres historiques et, bien sûr de l’architecture militaire qui, même s’il s’agit le plus souvent de vestiges, présente un intérêt historique certain dans la persévérante recherche technique des constructions de cette époque, pour répondre aux évolutions sociales, économiques et politiques qui ont, petit à petit, construit notre patrimoine au cours des siècles.

Jean-Marie Claustre